L’histoire de mon premier triathlon

J’y pensais depuis un certain temps.  La course est mon sport de prédilection depuis 3-4 ans.  Plus jeune, j’ai fait de la natation de compétition et de la compétition de vélo (vélo de route).  Je maitrise donc les 3 sports pour faire un triathlon.

En triathlon, il y a plusieurs distances.  La distance découverte est la distance d’entrée de base pour se familiariser aux triathlons. Je suis une fille de défi!  Je choisi donc de faire la distance suivante soit le sprint.

Avant même de faire mon inscription, je remets la nage à mon programme d’entrainement.  Je reviens à mes premiers amours, j’ai toujours aimé nager.

Des conseils sont demandés, mon entraineur choisi.  Mon choix s’arrête sur le triathlon de Blainville.  J’ose enfin faire mon inscription, point de non-retour atteint!

Des moments plus difficiles en début d’année font que j’ai moins de temps pour m’entrainer et je suis plus fatiguée.  La base est moins bonne qu’au début des dernières saisons.

Théoriquement, mon plan d’entrainement est sur 12 semaines mais un contre-temps fait que je le commence 10 semaines avant mon premier triathlon.

Ayant un horaire déjà chargé, j’ai de la difficulté à inclure tous mes entrainements.  Je compose souvent qu’avec 1-2 sorties de course, 1 entrainement de natation et 1 de vélo malgré que 2 entrainements de vélo ou  de natation sont prévus.

Déjà la température au printemps n’est pas très clémente avec un mélange de pluie, pluie et encore de la pluie.  Rien pour m’aider à sortir en vélo!

Un autre pépin, un tout petit pépin mais qui crée des douleurs atroces!  Je me rends à l’hopital après un entrainement de course en sentier, j’ai des douleurs à l’abdomen insuportables.  Le diagnostic est tombé, j’ai un calcul rénal.  Une mini pierre au rein qui doit passer d’elle même.  Presque 2 semaines sans entrainement ou très peu, je me fatigue rapidement.

Les douleurs ne semblent pas revenir.  Le décompte s’éffrite.  Je réalise que je n’ai aucune idée de comment faire les transitions.  J’ai une coach en or, un cours privé pour comprendre et tester les transitions.  

Dans les derniers jours, je me dis que le triathlon n’est pas pour moi, c’est trop demandant de concilier un entrainement sur 3 sports.  Je ne me sens pas prête mais l’abandon n’est pas une option.  Ma coach et des amies ayant déjà fait un triathlon me disent que je suis prête et capable.

Le jour J est arrivé!  Anxiété et fibrilité au rendez-vous!  Mes enfants sont présents pour m’encourager.  J’arrive tôt par précaution.  Première étape, récupération de ma trousse qui contient dossard, collants avec mon numéro pour casque et vélo ainsi que casque de bain.  Ensuite vient le marquage (inscription de mon numéro sur bras et mollet).

Je me rends dans la zone de transition, installé mon vélo, casque, souliers de vélo, souliers de course, short et dossard.  Nous sommes quelqurs filles qui se parlent et je me fais expliquer sur place le parcours exacte de la transition.  De plus, un bénévole s’assure que je comprends bien.  Rassurant!

Je croise mes amies qui me disent que je suis capable et me souhaitent bonne chance.  Le départ approche et l’anxiété monte d’un cran au point d’être remarquée par ceux qui me connaissent!

Caro qui est ma coach, fait aussi le triathlon sprint.  Son départ est avant le mien, j’ai donc la chance d’y assister et me familiariser un peu car nous sommes 3 par corridor pour la portion de la nage.

Quelques minutes avant mon départ, je suis en attente dans le vestiaire avec les autres filles de mon départ.  Entrée sur le bord de la piscine, mini séance d’information sur le départ et les réglements.  On se dirige vers nos corridors respectifs.

Et voilà, le départ est éminent!  Je suis dans l’eau, lunettes bien installées, l’anxiété à son comble!  Le départ est donné!  Moment de panique, je suis incapable de respirer en nageant!  Je laisse passer les 2 autres filles de mon corridor et fait un peu de surplace.  Je repars doucement en me parlant, c’est la même chose que lors des entrainements.  Même si je sais faire mes virages, j’opte pour ne pas les faire pour diminuer mon stress.  Au bout de 3-4 longueurs, je réalise que je suis plus rapide que les autres et je fonce pour dépasser et y aller à mon rythme.


La natation est finie, je sors de la piscine et j’ai la vague impression d’avoir fait un bon temps et d’être dans les premières.  Drôle de sensation en commençant à courir, léger étourdissement qui part rapidement lorsque j’entends mes enfants m’encourager.  Une petite tape dans 3 petites mains au passage.

Première transition.  J’enfile, mon casque de vélo, mon short (je suis en maillot n’ayant pas de tri-suit) et mes souliers.  Je n’ai pas de poche, j’avale rapidement une barre fruit2 pour ne pas manquer d’énergie.  Je cours à côté de mon vélo, du moins j’essaie avec mes souliers à clip.  J’entends mes enfants m’encourager!  La ligne d’embarquement passée, j’embarque sur mon vélo.


La portion de vélo est difficile pour moi, 4 boucles de 5 km à faire.  Le vent est fort, lorsqu’il est de face, j’ai l’impression de ne pas avancer.  Je suis loin d’être la plus rapide et je dois me parler, c’est mon 1er triathlon et je n’ai qu’à faire de mon mieux!  Mes enfants m’encouragent à chaque tour.  Bien contente de finir enfin la portion vélo.


Deuxième transition.  Débarquement du vélo et course jusqu’à la place ou j’ai pris mon vélo.  Petit moment de confusion, je ne retrouve pas mes choses!  Finalement après avoir passé tout droit, je les retrouve!  J’enfile mes souliers de course, ma ceinture avec mon dossard et attrape une 2e barre fruit2.

Les jambes sont lourdes, la course est difficile.  Il fait chaud!  Ma barre fruit2 me tombe sur le coeur. 5 boucles de 1km à faire!  Au point de ravitaillement, je bois un peu mais surtout je m’arrose.  Incapable de courir en continue, j’alterne marche et course.  Je cours devant mes enfants qui m’encouragent à chaque passage.  Malgré que je bois et m’arrose à chaque ravitaillement, j’ai soif et j’ai chaud. Une chance qu’une bénévole compte nos tours car je suis mélangée au 4e tour.  

Dernier tour, je me dirige vers la ligne d’arrivée, je veux finir à la course même si je n’ai plus de jambes.  Je croise la file d’arrivée avec le sourire et les bras en l’air en signe de victoire!


Dès que je termine, je m’assois.  Je suis vidée!  Dans ma tête, je met un crochet à côté du mot triathlon et je passe à autre chose.  Avant de quitter, je m’assure de prendre la médaille mon 1er triathlon.


De retour à la maison, je me couche sans manger.  Au réveil, mal de tête!  Je me force à manger.  Le vent et la chaleur m’ont affecté et j’ai tout donné.

Ce n’est que le lendemain que je réalise mon exploit.  La fierté fait tranquillement sa place!  Ma coach m’avait dit que je le ferais en bas de 2h00, malgré mon manque d’entraînement et les conditions difficiles (vent et chaleur), je l’ai fait en 1h53.

Finalement, il y en aura surement un deuxième.  Je pense remettre ça l’année prochaine!

Je tiens à temercier Caro pour son programme d’entrainement et son support. Merci à Nathalie et Marcel pour vos encouragements et d’avoir jeter un oeil sur mes enfants.  Merci à Julie, Dominique, Isabelle, Janick et tous ceux qui m’ont encourager.

Je suis triathète!

Suis-je un imposteur?

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être un imposteur…  de ne pas être à ma place…  de ne pas être celle que j’aimerais être…

Mais tout d’abord qu’est-ce qu’un imposteur?  Selon le dictionnaire Larousse, un imposteur est une personne qui trompe par de fausses apparances, qui se fait passer pour quelqu’un d’autre.

Suis-je un imposteur?

La semaine dernière, j’ai vécu une des pires douleur de ma vie!  Pour que je me rende à l’hôpital (moi qui je crois est généralement très tolérante face à la douleur) et que j’accepte de prendre de la morphine, c’est que j’avais vraiment mal.  Rien de grave, un calcul rénal, un tout petit calcul rénal.  Sans douleur depuis quelques jours, je croyais qu’il avait fait son chemin et j’avais prévu reprendre l’entrainement aujourd’hui.  À ma grande surprise, hier soir, une autre grosse crise de douleur.  Malheur, la pierre est toujours là!

Et aujourd’hui, les grosses questions existentielles sur mon entrainement!  Je connais absolument rien au calcul rénal.  L’entrainement est à éviter ou pas?  L’entrainement va provoquer une autre crise de douleur?  Je suis complétêment perdue, surtout qu’entre les crises de douleur, je me sens bien à part me fatiguer un peu plus vite.  Un malade qui pète le feu, ça ressemble à un imposteur, non?

Parlant d’entrainement, je vise mon premier triathlon.  Déjà que je n’arrive pas à faire tous les entrainements souhaitables et là, ça fait plus d’une semaine que je n’ai pas bougé…  Vais-je réussir à le faire ce triathlon?  Un athlète qui ne s’entraine pas, ça ressemble à un imposteur, non?

J’avais planifié, une randonnée au Mont Lafayette en fin de semaine.  En jouant de prudence, il est mieux que je ne la fasse pas mais j’ai tellement l’impression de laisser tomber ma ¨partner¨de rando.  Et que dire des amis que j’aime et que j’aimerais voir plus souvent mais sans que je les appelle, que je prenne des nouvelles ou essaie de planifier un petit quelque chose…  Un ami qui voit jamais ou presque ses amis, ça ressemble à un imposteur, non?

Et ma famille!  J’aimerais tellement être plus proche et disponible pour mes proches.  Encore une fois, je suis même pas capable d’appeler mon père pour Pâques ou ma tante pour dire que je suis pas disponible pour un mariage…  Aimer sa famille mais jamais faire les premiers pas, ça ressemble à un imposteur, non?

J’aime écrire, j’ai débuté un blog.  Je me suis aussi fait approcher pour des petites collaborations…  Un bon départ, j’avoue.  Comme avoir un blogue si je n’y consacre pas vraiment de temps?  Dernièrement, je perds même des abonnés sur ma page Facebook…  Vouloir être une blogueuese mais ne pas écrire, ça ressemble à un imposteur, non?

J’aimerais devenir guide de randonnée.  Je planifie même faire un cour d’une journée cet automne.  Pour moi, pour mes connaissances, parce que j’aime ça…  Je ne me souviens même pas quand j’ai fait ma derniere randonnée!  Un guide sans montagne, ça ressemble à un imposteur, non?

J’aimerais tellement appronfondir ce que je fais.  J’ai l’impression que de vivre en surface.  J’aimerais faire mon chemin, faire ma trace voir même être une inspiration.  J’aimerais accomplir plus, être plus présente pour les autres voir donner plus…

J’avoue que de travailler, de  m’occuper de mes 3 cocos et de m’entrainer m’en demandent déjà beaucoup.  Je manque de temps, je me sens souvent désorganisée.

Est-ce que ça fais de moi un imposteur?

 

Survivre au diagnostic de TDAH de mon fils

img_1710Ti-coco a 7 ans, du petit garçon calme, rieur, charmant… il se fâche de plus en plus souvent, écoute de moins en moins et fait même des crises.  Pourtant mon petit bonhomme est toujours aussi attachant et adore se blottir sur maman.

Ti-coco n’aime pas l’école depuis la maternelle.  Malgré qu’il a une prof excellente cette année son comportement devient de pire en pire.  Refus de faire les travaux, lance son matériel, crie et se « fout » des conséquences.

Ti-coco a une grande soeur qui est TDA avec dyslexie et dysorthographie comme troubles associés.  Il a aussi un grand frère qui est TDAH avec comme troubles associés, impulsivité et trouble d’opposition/provication (TOP).  Une évaluation neuro-psychologique s’impose pour le petit dernier.

En attente du résultat, je savais déjà un peu à quoi m’en tenir, j’avais une idée de ce qu’on allait apprendre.  Et surtout ti-coco a besoin d’aide et nous saurons plus comment l’aider.

Lundi, la rencontre tant attendue, le rapport du neuro-psychologue.  Je suis déjà passé par là deux fois.  Le diagnostic tombe.  Ti-coco est aussi TDAH, aucune grosse surprise et comme troubles associés, impulisivité, rigidité (encore une fois ça va), trouble d’accès lexical (ouf) et possible trouble du spectre de l’autisme (TSA) léger. Mon coeur de maman s’effondre.

Pourtant, ti-coco est le même, pourtant au quotidien rien n’a changé sauf qu’on comprend plus pourquoi il fait des crises et comment l’aider.  Ma tête le sait tout ça mais mon coeur est en mille miettes.

Mardi, par chance, ti-coco a un rendez-vous chez le pédiatre.  Le rapport est remis.  Évidemment, ti-coco sera médicamenté et vu les miracles que la médication a fait pour ma fille, je l’accepte facilement.  Ti-coco a besoin d’une psychothérapie pour l’aider à être moins rigide et sûrement pour son trouble d’accès lexical, ça aussi ça va, son grand frère en fait une depuis peu.

Et LA question, est-ce qu’on fait une évaluation multi-disciplinaire pour le diagnotic de TSA.  Pour le moment non, le pédiatre ne veut pas coller une étiquette à ti-coco.  Aucun service additionnel sera donné.  Je suis tout à fait d’accord.

Alors pourquoi le POSSIBLE TSA léger m’accroche tellement?  Pourquoi je me sens si démunie face au diagnostic?

Le TDAH est ma réalité, 3 enfants sur 3 le vivent pleinement.  Le TDAH amène des enfants différents qui ont de belles forces. Je sais que mes enfants vont réussir dans la vie!  J’aime mieux avoir des enfants qui bougent qu’ils soient amorphes!

Les troubles associés sont moins évident à gérer.  Il y a des hauts et des bas.  Je dois aller chercher et appliquer les outils pour m’aider.  Je dois aussi permettre à mes enfants d’aller aussi chercher les outils dont ils ont besoin.

Alors, oui, j’ai reçu un coup, un choc! Mes enfants l’ont ressenti, c’est plus difficile depuis lundi.  Ce sont des petites éponges qui ressentent que maman a mal et est fatiguée émotionnellement.

Alors survivre au diagnostic de ti-coco?  Je suis une maman qui aime ses enfants et j’y arriverai en absorbant le choc et en faisant mon deuil de l’enfant normal.  Je dois me permettre de vivre mes sentiments mais surtout me retrousser les manches car la vie continue.

Je vous aime mes 3 cocos!

Séjour de raquette printannier

Dernière fin de semaine de mars, dernier séjour de raquette pour cette hiver!  Une température printanière magnifique, un beau ciel bleu et le soleil au rendez-vous!

Samedi matin, 8:00, nous sommes 9 femmes  présentes au point de rencontre.  Pour la majorité c’est une première expérience de séjour en raquette avec nuitée en refuge.  Caro, notre merveilleuse guide de Caro Plein air, explique comment faire son sac à dos et prend le temps de s’assurer que chaque sac est ajusté correctement.

C’est le départ vers le Club de Plein Air de Saint-Donat!  Dès notre arrivée, nous enfilons notre équipement!  Raquettes aux pieds, sac au dos, nous sommes prêtes pour le début de cette belle aventure!


La portion du sentier pour se rendre au refuge du Grand Duc est d’une longueur de 2,5 km en incluant le « ponçeau qui vaut le détour ».  Ce sentier est coté facile.  Nous progressons dans la bonne humeur, quelques arrêts pour grignoter et boire tout en profitant du paysage enchanteur et du soleil radieux!


Déjà arrivée!  À notre grande surprise, nous longeons le Lac Coutu et arrivons au refuge du Grand Duc!  Nous entrons et trouvons un refuge très propre!  Nous prenons le temps de nous installer et de manger.  


Il fait tellement beau, nous optons toutes pour une petite sortie de raquette sans sac à dos.  Le portion de sentier choisi est beaucoup moins fréquenté, nous devons même nous battre avec des branchailles!  Cette portion est plus difficile car nous sommes presque constamment en montée.

La montée est plus difficile pour certaines.  Aucune course, seulement du plaisir, certaines reprennent la direction du refuge et les autres continuent vers le Mont Coutu. Malheureusement, à cette endroit, la signalisation est inexistante.  Par contre, nous avons une très belle vue du Mont Garçeau et du Lac Archambault!


Retour tranquille mais rapide vers le refuge  puisque nous sommes en descente.  Petit repos tous ensemble autour de la table, petite collation (ou beaucoup de bonbons) et un bon breuvage chaud.  Nous restons attablé à jaser de tout et de rien jusqu’au souper.

Un excellent souper, nous a été préparé par Caro.  Incroyable comment la nourriture déshydratée maison goûte bon.  J’adore ces soupers en refuge où les rires sont au rendez-vous!

L’heure du dodo est arrivée!  La nuit sera courte pour certaines, bonnes pour d’autres.   Certaines auront la visite de la souris, d’autres la repousseront avec des ronflements!  Les joies d’une première nuit en refuge.

Petit matin, un réveil qui se fait en riant.  Pendant que Caro nous prépare à déjeuner, nous rangeons doucement nos affaires.  Un bon café (pour celles qui aiment ça), des crêpes et du bacon pour bien partir la journée.  Ensuite nous finissons notre sac, rentrons du bois, passons le balai et sortons enfiler raquettes et sac à dos.

Départ pour un 2km qui nous amènera au Cap de la fée.  La température est un peu plus froide mais il fait aussi beau que la veille.  Il s’agit d’un sentier facile mais qui comporte un peu plus de montées.  La fatigue se fait sentir pour certaines, puisque nous voulons rester en groupe, les arrêts sont un peu plus fréquents.

Cap de la fée, à l’intersection du sentier pour le Cap de la fée, nous enlevons nos sac à dos et même les raquettes pour celles qui ne leur font pas confiance, pour aborder les 300 mètres de montés beaucoup plus raide. Une vue suberbe nous attends!  Quelques photos, une petite bouchée et nous redescendons prendre possession de nos sacs.


La dernière portion de 2 km sera en descente vers le stationnement.  Quelques unes prendront plaiair à prendre de la vitesse lors des descentes plus raides.

Notre périple est terminée, tous avons adoré notre séjour.


Pour ma part, ces sorties m’apportent de vivre dans le moment présent, d’admirer la nature, d’oublier les petits tracas de la vie.  Un ressourcement qui me fait le plus grand bien! 

Je tiens à renercier Caro Plein Air pour l’excellente organisation!
Infos utiles

Caro Plein Air

Club de Plein Air de Saint-Donat

New-York!  New-York!  

Cette année, j’avais envie de profiter de la semaine de relâche avec mes enfants, de vivre quelque chose de différent.  J’ai pensé à un voyage à Cuba, une croisière dans le sud, retourner à Québec, aller à Ottawa…  Je me suis rappelée que Xavier a déjà mentionné vouloir aller à New-York.  Pourquoi pas!

Un voyage à planifier, j’y suis allée qu’une fois lorsque j’avais 15 ans avec l’école.  Première étape, à la mi-janvier, trouver un hôtel!  Par chance, une amie connait très bien New-York, Trivago a aussi été d’un grande aide pour trouver un hôtel avec piscine, près de Time square et à un bon prix.

L’annonce de la nouvelle aux enfants a créé surprise, excitation et questionnement.  Ma grande qui se demande ce qu’on peut faire à New-York, Coco qui veut aller voir Madame liberté et petit coco qui veut mettre son chandail écrit New-York lorsque nous y serons! 

Des idées de ce qu’il y a à voir, les enfants qui reviennent de l’école avec d’autres suggestions et des petites recherches permettent d’établir un plan de match.  Plan de match qui s’ajustera selon la température et notre humeur.

Veille du départ, préparation des bagages, commissions de dernière minute et surtout beaucoup d’excitation.  Lundi matin tôt, après avoir pris le temps de déjeuner, d’avoir paqueté l’auto, c’est un départ pour un 6-7 heures de route.  New-York, on arrive!

Le voyagement s’est bien passé, une chance que ma fille a bien joué son rôle de copilote à notre entrée dans la grosse pomme!  Arrivée à The Skyline Hotel, les enfants sont impatients de découvrir notre chambre.  Une installation sommaire puis nous allons nous dégourdir les pattes et sortons vers Time Square.


Nouvelles casquettes!  Nous n’avons pas encore mis les pieds à Time Square que mes 3 cocos portent fièrement leur nouvelle  casquette New-York!  Impressionnés par la multitude d’écrans qui éclaire comme en plein jour, nous nous dirigeons vers le M&M Word pour faire plaisir à Justin.  Souper puis retour à l’hôtel!

Matin gris et pluvieux, moment idéal pour visiter un musée.  Premier tour en voiture jaune, direction musée américain de l’histoire naturelle ou pour les enfants, le musée d’une nuit au musée.  Politique de prix intéressante, le prix suggéré nous est mentionné mais nous payons ce que nous voulons.  Un gros trois heures à voir différents animaux, peuples, dinosaures…  Surement quelques parties non visitées mais la faim et le mal de jambe, nous dirigent vers l’hotel.


Arrêt diner pizza puis petit repos à la chambre, reprendre des forces.  La pluie a cessée, moment idéal pour aller admirer la ville du haut des airs.  Hésitation entre le Top of the Rock et l’Empire State Building, le plus proche gagne la mise.  Moment d’admiration et de prises de photos du deck d’observation, la ville est magnifique.  Arrêt au Lego store pour faire plaisirs au gars, des constructions Lego grandioses qui valaient le déplacement.  Retour vers l’hôtel, arrêt pour souper en chemin.  Les enfants ont encore de l’énergie pour découvrir la piscine…


Belle température de prévue pour la journée de mercredi!  Un tour en métro pour nous rendre à Brooklyn, puis nous traversons le pont de Brooklyn à la marche.  Magnifique!  Nous continuons notre marche pour se rendre à Battery Park, un rendez-vous avec Madame Liberté à ne pas manquer.  Erreur de débutant, j’aurais peut-être dû acheter les billets d’avance donc j’ai payé le gros prix pour le tour de bateau d’une heure qui ne s’arrête même pas sur l’île de la statue, l’autre tour était complet (dit avec une pointe de scepticisme)! 


Longue attente pour un petit tour d’autobus qui nous transporte jusqu’au quai.  Embarcation sur le bâteau et nous partons admirer la ville de New-York avant de nous diriger vers la Statue de la Liberté.  Le vent est fort, la rivière houleuse, rien qui empêche de prendre des tonnes de photos mais qui donne le mal de mer à Xavier.  Assis sur le bord, blême, Xavier fixe l’horizon jusqu’au retour sur la terre ferme.  Ce qui ne l’a pas empêché d’aimer l’expérience.


Nous ne sommes pas très loin de Chinatown, nous nous y rendons en marchant.  Nous avons que passé rapidement vu le manque d’intérêt des enfants.  Arrêt dans Little Italy pour diner.  Nous reprenons le métro pour aller explorer la High Line.  Quelques moments de découragement dus au mal de jambes de la part de mes cocos jusqu’à ce qu’on croise un petit parc.  Retour à l’hôtel pour un moment de repos avant le souper.  Puis baignade en soirée, je n’ai aucune idée où mes enfants puisaient leur énergie.


Dernier jour d’exploration, encore une belle température au rendez-vous, il nous reste l’incontournable Central Park à découvrir.  Un autre petit tour en taxi pour s’y rendre.  Dès notre arrivée, un parc attire mes cocos, après un certain temps et non sans un peu d’insistance, nous nous dirigeons vers le zoo, le zoo de Madagaspar!  Rien de gros mais quand même intéressant à voir.


Des hot-dogs et des gros pretzels achetés dans Central Park pour nourrir nos ventres affamés.  Puis nous continuons notre découverte de cet immense espace vert pour se rendre jusqu’au Belvedere Castle.  Une chance que nous pouvions y monter car j’en avais trois qui manquaient de motivation après avoir marcher autant, la seule envie jouer au parc.  Malgré que nous n’avons à peine vu moins que la moitié du parc, il est insensé de poursuivre.  Nous reprenons donc le chemin inverse pour retrouver le parc du début.  Je laisse y jouer mes enfants, je profite de la belle température en chandail.


Un moment de repos à l’hôtel avant de ressortir souper et s’aventurer une dernière fois à Time Square.  Et encore une fois, il reste de l’énergie pour une baignade avant de rejoindre les bras de morphée.

Changement de température drastique, à notre dernier réveil dans la grosse pomme, de la neige fondante tombe sur New-York.  Nous quittons tôt car nous avons une longue route à faire pour le retour à la maison.

J’ai vécu et découvert New-York avaec mes enfants.  Ces derniers ont adorés! Pour ma part, ce fut une magnifique expérience avec mes trois cocos, un peu de chialage mais surtout de beaux sourires et de nombreux fous rires.  


Nous sommes loin d’avoir tout vu, une grande posdibilité de retour en famille.  Un voyage loin d’être reposant mais combien agréable!

I ❤️ NY 

Mont Lafayette, savoir respecter ses limites

La fin de semaine dernière, j’ai participé à la sortie de M2K2 aventure,  Mont Lafayette et camping d’hiver.  Première sortie avec eux mais sans aucunes inquiétudes car je n’ai eu que de bons mots sur leur organisation.

Samedi matin 4:00, le cadran sonne, mon équipement est prêt de la veille, je n’ai qu’à m’habiller, mettre mes choses dans l’auto.  Rendez-vous à Richelieu puis Magog pour du co-voiturage.

Arrivée comme prévue à 8:00 pour le rassemblement dans le stationnement.  Les groupes sont formés, derniers conseils donnés, derniers préparatifs terminés et les départs commencent, nous sommes 3 groupes.


Armés de nos crampons, nous partons pour l’ascension hivernale mais qui s’avère plus printannière du Mont Lafayette.  La brume est au rendez-vous et cache les magnifiques paysages.  L’ascension se passe bien mais le rythme est un peu lent pour moi.  Rester sur les sentiers est de mise, si non, la neige nous engloutie jusqu’à l’aine.


Arrivée au Greenleaf hut (gite fermé en hiver), point où nous devons prendre le temps de manger et mettre une couche de plus en prévision du sommet.  Nous croisons un autre groupe qui est sur son départ.  Petite discussion entre 2 des entraineurs et me voilà avec un groupe qui me convient mieux.

La zone alpine arrive assez rapidement. Des vents forts sont au rendez-vous.  Je suis hors de ma zone de confort mais puisque les autres poursuivent, je me dis que je suis capable et je continue à avancer.  Par moment, le vent nous déstabilise complètement, au point de de bien ancrer nos batons et se pencher dessus pour d’assez longues périodes.

Mon énergie baisse, je n’ai pas assez manger et je commence à avoir froid.  Je ne suis pas la seule à être inconfortable avec ce vent.  Un des entraineurs redescend et nous demande si nous continuons ou pas.  Je respecte mes limites et choisi de redescendre.  Un petit arrêt, j’en profite pour ajouter une pelure de plus.  Une chance que j’ai de l’aide pour retenir mon manteau qui ne cherchait qu’à partir au vent!

Plus tard, j’apprend que je n’étais qu’à 30 minutes du sommet.  Je ne regrette en rien mon choix, de toute façon, je sais déjà que cette montagne est à refaire, la brume empêche d’avoir la vue!

La descente se fait très bien, surtout après avoir pris le temps de reprendre des forces, le temps de manger.  De plus, la brume se dissipe tranquillement et nous fait découvrir de superbes paysages.


Une fois tous les randonneurs revenus, il est temps d’installer les tentes pour ceux qui ont choisi de vivre l’expérience de camping d’hiver.  Sol applatti par nos raquettes, quelques défonces à réparer puis nous montons notre tente, je suis jumelée svec 2 autres filles.

Un bon souper, des jeux sur le bord du feu puis direction dodo.  Une fois, nous trois bien installées et prêtes à dormir, le vent se lève!  Le vent soulève la tente et ses poteaux, sans nous à l’intérieur, la tente se serait envoler.  La pluie veut s’inflitrer à l’intérieur, c’est le déluge.

Mes 2 consoeurs optent pour un départ immédiat, je planifie de dormir dans une voiture.  Je me fais offrir de changer de tente, ce que j’accepte volontier pour bien vivre l’expérience du camping d’hiver.

Au réveil, nous rangeons notre équipement et démontons la tante.  Un petit déjeuner d’équipe, un dernier crie de groupe et retour à la maison.


Merci M2K2 aventure pour cette belle expérience!

Merci 4000 hikes pour les photos!

Séjour de raquette en autonomie complète sur le Sentier des caps.

Il est 4:45 am en ce jeudi matin, j’ai terminé de préparer mon équipement la veuile, je pars rejoindre Caro pour nous rendre à Ste-Tite-des-caps.  Nous y rejoignons les 6 autres filles pour notre séjour en raquette de 4 jours sur le sentier des Caps.
Lorsque nous sommes toutes arrivées, nous finalisons notre sac à dos.  Nos sacs de couchage, matelas de sol et notre linge y sont déjà mais nous devons ajouter un sac qui contient nourriture et/ou vaiselles puisque nous serons en autonomie complète.  Quelques conseils de Caro pour bien paqueter notre sac à dos, puis allons porter 2 autos au point d’arrivée en vu du retour.


Il est 11:45, nous partons enfin pour notre séjour en raquette!  La fébrilité est présente, la température est clémente et les paysages enneigés sont féériques!  8,4 km voir un peu plus en allant voir les points de vue.


Les premières heures se font dans la bonne humeur avec des pauses pour grignoter et boire aux 30 minutes.  Nous sommes dans Charlevoix, beaucoup de montées et descentes.  La fatigue se fait sentir, la neige cristalline n’offre pas beaucoup d’adhérence, la noirceur approche.

Consensus de continuer même si nous finirons la journée à la frontale.  Les kilomètres sont de plus en plus longs.  Quel soulagement d’arriver enfin au refuge, il est 19:00 passé.


Le temps de réchauffer le refuge, se changer et souper, ce n’est pas long que nous nous glissons dans nos sacs de couchage.

Un sommeil léger pour quelques unes, c’est fatiguée que nous entamons notre 2e journée.  Un bon déjeuner, ravitaillement d’eau fait et s’est le départ pour 7,7 km.  Un peu d’ajustement a été fait dans le partage de la nourriture et vsisselle, certaines sont capables dans prendre plus et d’autres doivent être allégées.  Pour les pauses, nous les ferons aux 45 minutes.


La journée est toute aussi magnifique, la neige un peu plus compacte et adhérente, le parcours présente un peu moins de dénivellé.  Les kilomètres semblent plus courts.  Nous progressons dans la bonne humeur et les rires.

Nous arrivons vers 15:00 au 2e refuge.  Nous avons le temps de relaxer et de se préparer en soirée pour être prêtes plus rapidement le lendemain matin.  Un repas tout aussi succulent que la veille, les fous rires au rendez-vous.  Un peu d’inquiétude car la grosse journée de 12,9 km est le lendemain, un plan B dicuté, toutes et chacunes sont rassurées.


Pour la plus part, une meilleure nuit, un bon déjeuner et nous voilà partie pour notre 3e journée.

À peine le temps de se réchauffer que nous devons déjà attaquer une grosse côte.  Par chance, le parcours ressemble à la 2e journée, évidemment quelques bonnes côtes nous rendent la vie dure.  Le soleil est de la partie, paysage tout aussi féérique mais différent d’une journée à l’autre.


Nous atteignons un refuge vers 13:00, après 6 km, théoriquement nous devons continuer un autre 7 km mais vu la fatigue de certaines, nous nous arrêtons.  Question sécurité et nous ne voulons pas refaire un bout à la noiceur.

Ce refuge a été réservé par 2 groupes, nous sommes donc 17 dans un petit refuge.  Un peu tassé mais vivable.  Le temps que les autres groupes mangent, nous profitons pour faire une petite causerie, déjà la dernière soirée.


Dernier matin, lever très tôt, environ 8,5 km nous attends.  Évidemment, nous ne voulons pas finir trop tard car il y a la route à faire avant de revenir à la maison.

Nous partons vers 7:15-7:30.  Le chemin est plus facile, 9 personnes y sont passées la veille et nous avons des bouts damnés par des skidoos.  Nous nous arrêtons assez longtemps faire nos adieux au fleuve.  Nous serions toutes restées un peu plus.


Il est 11:00 au moment de notre arrivée! Défi réussi!

Un séjour incroyable!  Une belle gang, du dépaysement total, des paysages magnifiques!  Vivre dans le moment présent!


Ce que j’aime surtout dans ce genre de séjour, c’est qu’il n’y a aucune compétition.  Au contraire, l’entraide est à l’honneur, nous sommes un groupe et restons ensemble!

Bravo à toutes pour votre réussite!  Pour ma part, déjà hâte au prochain défi…

Sentier des Caps, Charlevoix